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Les constituants de base de l'acier sont
le fer et le carbone.
Tout autre élément additionné, nickel, chrome,
vanadium, molybdène, manganèse ou même azote, permet
d’obtenir des aciers dits « alliers » aux propriétés
différentes.
En coutellerie, on utilise principalement
des aciers dits « inoxydables » et des aciers
dits « au carbone ».
Les aciers
au carbone, les premiers utilisés car les plus faciles
à produire, ne sont composés que de fer et de carbone.
Les aciers
inoxydables utilisés en coutellerie appartiennent à
la famille des martensitiques. Ils contiennent principalement du carbone
et du chrome. On peut cependant retrouver d’autres éléments
d’alliages comme le molybdène et le vanadium.
Le carbone
possède des propriétés intéressantes telles
que la dureté, la résilience et la résistance à
la corrosion.
Pour l’acier inoxydable, les propriétés dépendent
des éléments entrant dans sa composition. Le chrome
lutte principalement contre la corrosion. Le molybdène
améliore également la résistance à la corrosion
mais en milieu réducteur. En outre, il augmente la résistance
mécanique à chaud. Le vanadium
intervient en faible quantité dans les aciers martensitiques
au chrome pour les rendre insensibles à la surchauffe. Il augmente
également la résistance mécanique à chaud.
Les principales caractéristiques
recherchées en coutellerie sont :
• La dureté : indispensable
pour la qualité du tranchant, une moindre usure et un affûtage
moins fréquent.
• La résilience :
il s’agit de la capacité du couteau à se déformer
avant de casser. Un acier qui n’a pas de résilience peut
être très résistant mais cassera sous une faible
déformation (il sera dit fragile). A l’inverse, un acier
à forte résilience cassera après une déformation
très importante.
• L'inoxydabilité :
il s’agit de la capacité de l’acier à ne pas
s’oxyder.
Un acier au carbone et un acier martensitique inoxydable ont des caractéristiques
bien différentes :
L’affilage :
Le couteau en acier au carbone
à la réputation de couper mieux qu’un couteau en
acier inoxydable. De fait, l’acier au carbone s’affile,
à dureté équivalente, plus facilement qu’un
acier inoxydable.
En revanche, le couteau en acier
inoxydable conservera son tranchant plus longtemps que le couteau en
acier au carbone qui nécessitera donc un affilage plus fréquent.
L’entretien :
L’acier inoxydable est bien
plus facile à entretenir et bien plus hygiénique que l’acier
au carbone. De fait, il ne se corrode pas. La lame d’un couteau
inoxydable n’a pas besoin d’être graissée pour
éviter toute apparition de rouille et de taches (dans le cas
d’une utilisation normale du couteau).
A l’inverse, l’acier
au carbone est très contraignant en matière d’entretien.
Un couteau en acier carbone est capable de rouiller en quelques heures.
Ce phénomène s’explique par l’absence de chrome,
de molybdène et de nickel, principaux éléments
de lutte contre la corrosion. La seule façon de palier à
l’oxydation d’un couteau au carbone est d’appliquer
un entretien très rigoureux évitant tout contact prolongé
de la lame avec l’eau. La lame doit également être
graissée régulièrement.
Les nuances d’acier
:
Les nuances d’acier principalement
utilisées en coutellerie peuvent être regroupées
en trois grands types :
- les
aciers au carbone du type XC75 (1.1248) et XC100 (1.1274),
- les
aciers martensitiques communs tels que le X20Cr13 (1.4021) ou
le X46Cr13 (1.4034). Ce dernier est le remplaçant du X39Cr13,
communément appelé Z40C13 et n’est plus commercialisé.
On le retrouve aussi sous le nom commercial de 12C27.
- les
aciers martensitiques plus fortement alliés comme le X17CrNi16-2
(1.4057), le X90CrMoV18 (1.4112), le X38CrMo16 (1.2316), le X38CrMoV15
(1.4117) ou le X50CrMoV15 (1.4116). Ce dernier intervient très
souvent dans la fabrication des couteaux forgés, c’est
d’ailleurs le cas pour les couteaux SABATIER
DIAMANT. Il possède un niveau de dureté élevé
après trempe sans être trop dur pour autant (il faut que
le couteau puisse être affûté manuellement). Sa résistance
à la corrosion est bonne et il se prête bien au procédé
de forgeage ainsi qu’aux opérations d’usinage.
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