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A la réalisation ...
La modernisation des moyens
de production n’a pas forcément facilité
le processus de fabrication du couteau forgé, en revanche,
elle a fiabilisé ce même processus en permettant
aux industriels de fournir des produits de qualité constante
car plus fréquemment effectués selon les mêmes
paramètres.
Cette automatisation croissante
des lignes de production s’observe à différents
niveaux du processus de fabrication :
Le travail de la lame
:
Les forgerons
ont désormais la possibilité d’être
intégrés en Usinage Grande Vitesse (UGV). Ce développement
technique leur permet notamment d’obtenir des forges constantes
en terme de qualité, de dimensionnels et de planéité
du fait d’un entretien régulier des outils et des
empreintes de forge.
Cette recherche de la qualité
maximale pousse également les couteliers à investir
de plus en plus dans l’automatisation du travail de la
mitre
et du dos
de la lame. Les commandes numériques permettent,
dans le premier cas, un meilleur calibrage des mitres, et dans
le second, une plus grande flexibilité quant à
la forme définitive.
La phase d’émouture
est elle aussi de plus en plus automatisée. Les résultats
obtenus sont probants d’autant que cette avancée
technologique offre non seulement une plus grande liberté
quant à la forme de la lame mais surtout un gain de temps
considérable. Les améliorations apportées
aux meules, outil central de l’émouture, sont en
partie responsables de ces résultats satisfaisants. De
nos jours, les émouleurs disposent en effet d’un
panel complet de meules aux grains, à la densité
et à la porosité divers et variés...
Le travail du manche
:
Il serait impropre de parler
de façonnage des manches car à notre époque,
les manches sont plus souvent en plastique qu’en bois
ou en matériaux précieux. La suprématie
du plastique s’explique en grande partie par les directives
normatives en matière d’hygiène alimentaire.
Qu’il s’agisse
d’un manche « plein » ou de « côtes
» la technique de fabrication la plus répandue
reste l’injection plastique. Des petites billes de plastique
sont portées à haute température, sous
l’effet de la chaleur la matière plastique se liquéfie
et est coulée dans des moules dont la taille et la forme
sont définies préalablement. L’avantage
de cette technique est qu’elle offre une grande flexibilité
en matière de design, de couleur...
Elle est également soutenue par des recherches sur la
conception des moules. Leur objectif est d’atténuer
le plus possible les plans de joints (trace résiduelle
à la jonction des deux parties d’un moule) et les
points d’injection (point par lequel le plastique est
introduit dans le moule).
Au fil des années,
les lignes de production SABATIER DIAMANT se sont elles aussi
automatisées (tour de mitre, dos de lame...). Toutefois,
il serait faux voire injurieux de prétendre que la main
de l’homme a totalement disparu au profit des machines.
Les étapes de montage
et de finition
sont toujours réalisées à la main, par
des ouvriers qualifiés.
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