|
L’ébauche obtenue
après la trempe et le revenu est confiée à “l’émouleur“
dont le rôle est d’affiner le travail du forgeron
et de donner du tranchant à la lame à l’aide d’une
meule.
De cette époque reste l’image mythique de ces hommes allongés
à plat ventre sur une planche de bois au-dessous de laquelle
s’active une meule de grès actionnée par la force
hydraulique de la Durolle.
La position allongée de l’émouleur lui permet de
peser de toutes ses forces sur ses bras et donc d’appuyer fortement
sur la meule. Par sécurité, la lame est enchâssée
dans un manche en bois appelé « baton »
maintenue aux extrémités par l’ouvrier.
Dans les ateliers ou “rouets“ (terme typiquement thiernois),
situés au creux de la Vallée de la Durolle, le travail
est réputé malsain et pénible en raison de l’humidité
ambiante et des risques de projections voire d’éclatement
de la meule (celle-ci pouvait tout de même atteindre 1,50 m
de diamètre et peser jusqu’à 700 kg…).
La seule note de réconfort pour ces ouvriers sont les chiens,
spécialement dressés pour s’allonger sur leurs pieds
ou leurs reins en vue de leur transmettre leur chaleur.
|

Emouleurs

Femme à l'émoulage
|