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LES MÉTIERS DE LA
COUTELLERIE
Nous sommes à Thiers, au
début du XIXème siècle…
Le processus de fabrication des
couteaux forgés est long ; l’ébauche de la
lame, le façonnage du manche et l’assemblage final des
différents composants nécessite l’intervention de
nombreux corps de métier.
Tout en amont, dans l’antre
magique du feu, le “forgeron“
travaille le métal et esquisse la lame.
Il frappe de son marteau un crampon d’acier incandescent auquel
il donne les contours d’une lame, l’ébauche présente
donc d’ores et déjà un dos
épais et une pointe affinée.
Les outils du forgeron sont le marteau et l’enclume, auxquels
succèderont les martinets*, puis les marteaux pilons.
L’ébauche du forgeron
est ensuite confiée au “trempeur“.
Ce dernier se doit d’offrir à la lame dureté, élasticité
et résistance.
La trempe s’effectue en deux étapes : l’ébauche
de la lame est tout d’abord chauffée à très
haute température (environ 1000°C) et se dilate sous l’effet
de la chaleur ; elle est ensuite plongée dans un bain d’eau
froide ou d’huile. Le choc thermique occasionné confère
à la lame une partie de ses propriétés techniques
à savoir la dureté.
Pour éviter que la lame ne soit trop rigide et se casse au moindre
impact, le trempeur effectue un revenu. Cette opération consiste
à chauffer de nouveau l’ébauche, à une température
bien inférieure aux 1000°C de la trempe, et à la laisser
refroidir naturellement. Cette opération confère à
la lame résistance et élasticité. |

Forges

Le martinaire

Tableau des Forges Delaire, A. Bauré,
Huile sur toile (278 x 205 cm), 1912.
Musée de la coutellerie - Thiers / Clichés A. Jean-Baptiste.
CRDP Clermont-Fd
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